Moins de nouveaux rentiers AI…
De qui se moque-t-on?
On ne parle pas des statistiques que doivent certainement tenir les Services sociaux sur le nombre de «refusés AI» qui sont bénéficiaires de l’aide sociale.
En effet, que deviennent les personnes dont la demande de rente est refusée ou qui perdent leur droit à une rente? En sortant des statistiques de l’AI, elles n’ont plus aucun statut social: ni travailleur, ni chômeur, ni rentier.
Après des années d’attente – l’AI faisant «durer le plaisir» en espérant sans doute que le demandeur atteigne l’âge de l’AVS, décède de mort naturelle etc. – des personnes se voient refuser toute aide. Pour les experts, un refus de rente équivaut à une capacité totale à travailler. C’est alors qu’après quatre, sept voire dix ans, des habitants de notre pays, qui ont perdu leur emploi ou ne peuvent plus exercer leur profession de par leur maladie/handicap, reçoivent une décision négative.
Combien de personnes se retrouvent-elles dans pareille situation? Et vers quelles instances se tournent-elles? Le choix est vite fait: le chômage est souvent une illusion car, pour bénéficier d’indemnités, il faut être «apte au placement». Alors il reste la famille si le revenu est suffisant. Dans le cas contraire, la personne se voit obligée de se tourner vers les Services sociaux, sans oublier que pour bénéficier d’une aide (appelée minimum vital, et c’est vraiment le minimum!) il faut encore vider son petit compte en banque et ne posséder aucune assurance-vie, ni bien immobilier.
Ainsi, l’AI peut bien se vanter que grâce à des réformes judicieuses, le nombre de nouveaux rentiers baisse, alors qu’en fin de compte, il y a transfert de charges vers d’autres instances sociales ou vers des particuliers.
Michèle
Mots-clef du billet: assistance sociale, assurance-invalidité, exclusion
Posté le: mars 31st, 2007 sous Actualités, Fibromyalgie et assurances sociales, Témoignages.
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